Radio Classique veut récupérer ce qu’elle a rendu. Chronique SatMag

Chronique SatMag : Radio Classique en veut plus

 

Radio Classique veut être plus présente auprès des auditeurs. Ses dirigeants souhaiter donc plus de fréquences. Elle n’en dispose actuellement que de 89 en FM « contre 500 pour notre concurrent », c’est à dire France Musique.

C’est un changement de stratégie pour la radio désormais dirigée par Jean-Francis Pécresse . Il a remplacé Etienne Mougeotte qui avait été à sa tête entre 2012 et 2018. Changement, car rappelons nous que, en 2009, Radio Classique a rendu une quinzaine de fréquences FM situées des villes considérées alors comme non stratégiques et apportant peu d’audience au vu des coûts de diffusion. A la même époque, Radio Classique a renoncé à ses fréquences que le CSA lui avait attribuées en DAB+

Quand Jean-Francis Pécresse demande plus de fréquences en FM, il sait certainement que cela sera très difficile à trouver vu la pénurie de fréquences dans cette bande. J’en veux pour preuve le cas des radios qui diffusent cette chronique. Radio Shalom à Paris qui partage sa fréquence avec trois autres radios. Bretagne 5 qui doit passer par les petites ondes pour pouvoir diffuser sur toute la région. Sans parler de Airshow qui aimerait bien trouver une fréquence hertzienne pour diffuser ses programmes. Quant à RGB, je ne crois pas me tromper en affirmant que ses dirigeants sont satisfaits de sa diffusion, correcte pour radio associative locale.

Sans possibilité de se développer en FM, seule solution : soit miser sur la radio diffusée sur internet, soit miser sur le DAB+, la RNT.

La radio sur Internet a ses avantages : elle est ouverte à tous et permet de diffuser à volonté des dizaines de milliers de radios. Mais on connaît aussi ses inconvénients : La dépendance face aux GAFA et autres opérateurs téléphoniques. Le manque de respect de la vie privée. Il est facile de savoir ce que vous écoutez, vu ce qui se passe dans certains pays où des partis arrivent au pouvoir et limitent la liberté de la presse. On voit déjà cela dans certains pays européens. L’affaire Cambridge Analytica a aussi laissé des traces. Sans parler du manque de fiabilité des réseaux mobiles par rapport aux réseaux hertziens. Certains pensent que l’arrivée de la 5G devrait résoudre ces problèmes. Cela ne sera pas le cas. Il y aura simplement plus de place sur les réseaux mobiles.

Pour en revenir à Radio Classique, ses dirigeants affirment qu’ils vont déposer un dossier auprès du CSA pour obtenir une fréquence nationale en DAB+ (RNT).

Cette demande est importante car on sait que le CSA veut accélérer le développement du DAB+ au niveau national et seule la présence de grands réseaux peut en garantir le succès. Plusieurs réseaux ont déjà annoncé qu’ils allaient probablement s’engager au niveau national (Oui FM, Sud Radio, Skyrock, etc..).

Le 21 novembre, date limite de dépôt des dossiers, on connaîtra alors l’avenir de cette technologie. Sans la présence des très gros, l’avenir sera compromis. Et ce n’est pas évident dans une période où les audiences sont perturbées pour un certains nombre de groupes et, pire, les recettes publicitaires ne sont pas au beau fixe.  Quant au service public, on ne sait pas s’il va trouver les ressources nécessaires,

Ce qui fait dire à certains que le 21 novembre, ça passe ou ça casse.

Terminons enfin en disant que Radio Classique se débrouille bien sur le numérique puisque qu’elle est dans le TOP 20 des radios les plus écoutées en mobilité avec 1.350.000 écoutes actives en juin 2018. Pas mal mais loin des premiers comme RMC qui a bénéficié de 24 millions d’écoutes actives à la même époque. Autre comparaison : France Musique qui n’a que 955.000 écoutes actives. Il est vrai que France Musique est plus présente en FM que Radio Classique mais ce n’est pas forcément la bonne raison quand on voit que France Inter a eu plus de 17 millions d’écoutes actives alors que son réseau est encore meilleur que celui de France Musique.

Puisque l’on parle écoute numérique, a noter que l’arrivée réussie de Franck Ferrand en provenance d’Europe 1 puisqu’il est en troisième position du classement des Podcasts sur iTune.

Serge Surpin

1981 : Fait partie de l'équipe de la Radio Génération 2000, puis, RDH, Active FM, RDS, et d'autres radios "libres". Années 1980 : Création de 3615 SURPIN. 1995 : Création de Serge Surpin Numérique, fermé en 2008. 1995 : Co-Création de Satellifax, revendu depuis. 2003 : Création de SatMag. Photographe pour différents médias dont Satellifax. Environ 2012-2013 : journaliste à IDFM Radio Enghien. 2015 : Réalisateur à RCJ Radio. Depuis 2014 : Journaliste medias à RGB Radio. Depuis 2016 : Journaliste chroniqueur à Radio Shalom. Depuis 2018 : Journaliste médias à Radio Airshow. Rentrée 2018 : Journaliste médias à Bretagne 5. Rentrée 2018 : Journaliste médias à...

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