Comment lisez vous vos livres ?

Chronique SatMag

Lisez vous vos livres en numérique ?

Ce marché à été profondément chamboulé avec le numérique. Moins par la lecture que par la distribution. Les livres numériques, pourtant si pratiques à l’usage, toujours avec nous avec, soit une liseuse, soit simplement notre smartphone, se heurtent à l’idée, que avec la lecture, il faut sentir le papier pour mieux en profiter. A mon avis, une vieille habitude. Il faut s’adapter. Ce que personnellement j’ai fait pour plusieurs raisons : d’une part, cela me parait être l’avenir et je ne veux pas me faire dépasser par les nouveautés technologiques. Sinon, dans quelques temps, je deviens un vieux croûton. Il faut s’adapter. Et puis, le livre numérique est pratique. On veut un livre, on le commande, on l’a immédiatement, même à l’autre bout du monde. Justement, à l’autre bout du monde, on n’a pas besoin d’emporter des kilos de livres, tout est dans la liseuse, le smartphone ou la tablette.

Quoi qu’il en soit, donc, les ventes de livres numériques restent relativement modestes en France, environ 5% des ventes, plus dans d’autres pays comme la Grande Bretagne ou les Etats Unis. Pourquoi ça marche mieux dans ces pays ? Tout simplement à cause du prix du livre qui est contrôlé en France. Il y a finalement que peu de différence de prix entre un livre papier et un livre numérique. Ceux-ci peuvent même être plus cher qu’une version livre de poche. D’où l’impression qu’il y a un abus, il est évident que le coût d’impression, de distribution et la marge du libraire pourrait permettre de vendre un livre numérique moins cher. Mais ce n’est pas possible. Il est vrai que disposer d’un réseau de librairie est important mais on en vient à protéger un mode de diffusion d’une œuvre plutôt qu’une autre. Un peu comme avec le cinéma où la salle est protégée, quitte à ce que cela favorise le piratage. La loi du prix unique pour le livre a protégé les libraires mais elle ne fait rien contre le numérique sinon bloquer sa progression. On risque de vouloir protéger un secteur qui va, d’une manière ou d’une autre, régresser plutôt que de favoriser la lecture, quelle qu’en soit le support.

Je suis d’ailleurs surpris qu’aucune librairie ou groupement de librairie n’ai eu l’idée de s’occuper de la vente numérique. Ce n’est pourtant pas difficile d’avoir une sorte de grossiste qui crée une marque blanche, sans nom, que tous les libraires pourraient vendre. Moi le lecteur numérique est embête quand je repère un livre chez un libraire et que je doivent l’acheter chez quelqu’un d’autre en numérique parce que mon libraire ne me le propose pas. Qu’il n’aime pas le livre numérique est son droit mais il doit laisser le choix au lecteur et il peut le faire. Il n’y a qu’un libraire qui ait eu l’idée de prendre en compte le numérique, c’est le plus gros vendeur de livre en France, la FNAC, qui s’est associé à Kobo pour vendre des livres en numérique. Dommage que cette société ne soit pas européenne mais au moins quand j’achète un livre sur Kobo, je sais que la FNAC en bénéficie un peu, contrairement aux livres achetés chez Apple ou Amazon.

Amazon, justement, parlons en. Amazon le tueur de librairies. Aux Etats Unis, les grands réseaux de librairies ont fermé leurs portes. IL faut dire que quand le consommateur achete par correspondance son livre, il l’a chez lui le soir même. Imparable ou presque.

En France, toujours à cause du prix unique du livre Amazon n’a pas tué les libraires même si beaucoup on fermé ces dernières années, plus pour des problèmes de prix de loyer qu’autre chose. Le livre, ça ne paie pas.

Tiens au fait, on voit même une librairie indépendantes de grande taille ouvrir à Paris.Une bonne nouvelle.

Quand on dit que le livre numérique ne se vend pas si bien, en fait c’est faux car on ne prend pas en compte l’autoédition, quand l’écrivain publie lui même son livre, très souvent via Amazon justement qui reverse environ 30% du prix de vente à l’auteur alors qu’un éditeur classique ne lui reverse que moins de 10% et même plus souvent, moins de 5% du prix de vente d’un livre papier. On a eu le cas en France du livre de Jean Michel Apathie qui a publié son livre chez Amazon, en version papier et numérique. Son livre a bien fonctionné et il a touché beaucoup plus que s’il était passé par un éditeur classique.

L’autoédition est mal mesurée. On n’a pas de chiffres fiables sur cette filière mais certains estiment que aux Etats Unis, l’autoédition serait plus forte que l’édition classique. Donc le livre numérique prendrait beaucoup mieux que ce que certains veulent nous faire croire.

Pour terminer, comment lre un livre numérique ? Sur son ordinateur ? Pas très pratique. Sur une liseuse ? Ce mode de lecture a de nombreux avantages : appareil très léger et un écran qui ressemble à un livre classique. Sans oublier une autonomie imbatable, presque un mois pour certaines. Mais cela fait un appareil de plus que l’on doit emporter avec soi. Moi je préfère mon Smartphone que j’ai choisi volontairement avec un grand écran. Il est toujours avec moi, partout. C’est pratique. Je lis d’ailleurs avec un écran noir et des lettres blanches, très pratique le soir pour lire au lit sans gêner ma compagne.

Tiens au fait, on voit même une librairie indépendantes de grande taille ouvrir à Paris. Une bonne nouvelle.

Serge Surpin

1981 : Fait partie de l'équipe de la Radio Génération 2000, puis, RDH, Active FM, RDS, et d'autres radios "libres". Années 1980 : Création de 3615 SURPIN. 1995 : Création de Serge Surpin Numérique, fermé en 2008. 1995 : Co-Création de Satellifax, revendu depuis. 2003 : Création de SatMag. Photographe pour différents médias dont Satellifax. Environ 2012-2013 : journaliste à IDFM Radio Enghien. 2015 : Réalisateur à RCJ Radio. Depuis 2014 : Journaliste medias à RGB Radio. Depuis 2016 : Journaliste chroniqueur à Radio Shalom. Depuis 2018 : Journaliste médias à Radio Airshow. Rentrée 2018 : Journaliste médias à Bretagne 5. Rentrée 2018 : Journaliste médias à...

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